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Arduino met encore plus l'accent sur le calcul haute performance après le rachat par Qualcomm
Et ravive un débat sur sa pertinence comme solution IoT industrielle et d'entreprise robuste

Le , par Patrick Ruiz

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Arduino met encore plus l’accent sur le calcul haute performance après le rachat par Qualcomm
Et ravive un débat sur sa pertinence comme solution IoT industrielle et d’entreprise robuste

Lorsque Arduino est passé à « PRO », en un mot, Arduino Pro, les regards étaient déjà tournés sur le calcul haute performance, notamment, au travers de la carte Portenta H7. Suite au rachat d’Arduino par Qualcomm, Arduino met encore plus d’emphase sur le calcul haute performance. Les premiers fruits de cette acquisition sont visibles au travers de la carte Arduino Uno Q positionnée comme solution IoT industrielle et d’entreprise robuste. Certains observateurs estiment néanmoins que certains critères continuent de manquer à l’appel pour faire d’Arduino une plateforme de choix pour des projets industriels régis par des normes strictes.


Pourquoi le calcul haute performance (HPC) est-il important ?

Les données permettent de réaliser des découvertes scientifiques majeures, de stimuler l'innovation et d'améliorer la qualité de vie de milliards d'individus sur la planète. Le calcul haute performance constitue le socle de ces avancées scientifiques, industrielles et sociétales.
Comme les technologies telles que l'Internet des objets, l'intelligence artificielle et l'imagerie 3D évoluent, la taille et la quantité de données avec lesquelles les entreprises doivent travailler augmentent de façon exponentielle.

À de nombreuses fins, telles que le streaming d'un événement sportif en direct, le suivi de l'évolution d'une tempête, les tests de nouveaux produits ou l'analyse des tendances boursières, la capacité de traiter d’importants volumes de données en temps réel est cruciale.
Pour se démarquer de la concurrence, les entreprises ont besoin d'une infrastructure de technologies de l’information hyper rapide et fiable pour traiter, stocker et analyser des quantités massives de données.



Arduino Uno Q : Quelle plus-value pour les développeurs ?

Arduino Uno Q évite aux développeurs les contraintes de l’assemblage d’une carte Linux pour les besoins de calcul et d’un microcontrôleur séparé pour le contrôle en temps réel. La nouvelle carte fusionne ces deux rôles en une seule plateforme.

La Uno Q combine un système informatique basé sur Linux avec un microcontrôleur en temps réel de la famille STM32. Ainsi, pas besoin de deux environnements de développement différents ni de deux plateformes matérielles différentes.

Cette unification est rendue possible grâce à App Lab, qui étend l'approche familière d'Arduino basée sur les croquis au monde Linux. Plutôt que d'introduire un système d'exploitation personnalisé, Arduino a choisi Debian standard en amont.

App Lab introduit des composants Linux réutilisables qui jouent le même rôle que les croquis dans le développement embarqué.

Cette philosophie façonne en sus l'approche d'Arduino en matière de mise à contribution de l’intelligence artificielle. Des modèles préconstruits couvrant des tâches telles que la détection d'objets et la reconnaissance vocale fonctionnent en localt sur la carte. App Lab agit comme une couche d'abstraction pour l'accélération sur les systèmes sur puces Qualcomm.


Arduino est au centre des débats sur sa pertinence en tant que solution IoT industrielle et d’entreprise robuste

« La véritable industrie de l'électronique (dans le monde entier) pour les applications (médicales, ferroviaires, automobile, de défense et aéronautique, industrielles) est régie par des normes hyper strictes qui imposent pour beaucoup d'entres elles le langage, le cycle de développement en V, les démonstrations de sûreté du code et les arbres de défaillances (AMDEC et compagnie). Le pauvre développeur qui se lance avec un Arduino Pro pour des IoT dans l'industrie de la défense et aéronautique va halluciner quand il va comprendre ce que sont les normes internationales DO-178C (Software considerations in airborne systems and equipment certification), DO-254 (Design assurance guidance for airborne electronic hardware". Pour celui qui se lance dans les IOT dans le médical (healthcare), il va se heurter au mur de la norme logiciel IEC 62304 et sans elle pas de certification médicale. Au pire on peut se voir certifier le produit comme un gadget », commente un membre de developpez.com.

« Les métiers ci dessous, comme celui d'où je viens, dépendent tous ou presque de la sûreté de fonctionnement (et de ses dérivées) donc avec la certification SIL : médical, ferroviaire, automobile, défense et aéronautique, industrie et énergie. Une fois que tu es certifié par un labo indépendant + normé CE (donc avec la compatibilité électromagnétique) tout est figé, le hard (sauf modification mineure sans lien avec la partie critique), le soft (sauf modification mineure sans lien avec la partie critique), la version du circuit imprimée, tu dois avoir une traçabilité des composants que tu déposes. Bref tu ne peux absolument pas dépendre d'un Arduino qui n'est ni certifié, ni normé, qui peut s'arrêter du jour au lendemain ou être modifié sans prévenir. Idem pour le soft car comme pour le hard, tu dois en plus du cycle en V démontrer la fiabilité de ton code c'est donc impensable de le récupérer de je ne sais quel dépôt github. Pour de tel métier soumis à certification tu ne peux rien conserver du hard et du soft d'un Arduino. Sauf si sa présence est optionnelle, là oui ça passera mais à la condition minimale qu'il soit à la norme CE », ajoute-t-il.

Néanmoins, un responsable d’Arduino précise que 5000 entreprises font usage de la plateforme pour le prototypage et même en production. BMW, la NASA, Ferrari et Département de la défense des Etats-Unis font partie de ce lot.


D’autres intervenants sont néanmoins d’avis que les cartes Arduino font office de solution IoT industrielle et d’entreprise robuste quand il s’agit de mettre sur pied des produits qui ne seront pas commercialisés à grande échelle. Mais plus des produits qui seront utilisés en interne pour un besoin spécifique qu'aucun produit sur le marché ne propose (ou pas a un prix acceptable vis a vis du besoin).

Et vous ?

Que pensez-vous de la plateforme Arduino comme solution IoT industrielle et d’entreprise robuste ?

Voir aussi :

Quels langages de programmation utilisez-vous pour Arduino ? Partagez votre expérience
Comment obtenir la certification de la communauté Arduino ? La reconnaissance officielle de vos compétences sur la plateforme Arduino
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Avatar de Bernard_68
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 02/01/2026 à 2:47
J'ai du mal avec ce cinéma autour de la Uno Q.
C'est beaucoup de bruit pour une "non nouveauté".
Articles publi-rédactionnel dont on ne sait pas d'où viennent leurs auteurs.

Cette carte est loin d'être une nouveauté, elle en est à sa troisième version, voire quatrième si on compte que la première version a eu une révision .

Version 1 et revision:
Nom commercial : Arduino Yun
Date de sortie : 2013
Format UNO
CI Atheros 9331 sur lequel tourne Linux
Atmel AtMega 32U4 avr 8 bits
Inventeur F Musto (Dog Hunter) pour Arduino

Version 2 :
Nom commercial : Arduino Tian
Date de sortie : 2015
Format UNO
CI Qualcomm 9342 sur lequel tourne Linux (en fait CI Atheros qui entre temps avait été absorbé par Qualcomm)
Atmel SAMD21 ARM 32 bits
Inventeur F Musto (Dog Hunter et Arduino/Smart project).

Version 3 :
Nom commercial Uno Q
Date de sortie : 2025
Format UNO
CI Qualcomm sur lequel tourne Linux
STM32 ARM 32 bits.

A la suite du "divorce" entre Banzi et Musto, Banzi a "tué" les deux versions : Arduino Yun et Arduino Tian.

Outre la probable difficulté de les maintenir sans l'aide de Musto, ces cartes n'avaient pas vraiment trouvées un public : le faible nombre de fils de discussion les concernant sur le forum arduino en est la face visible.

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